Lundi 28 mai 2007

Et je fonds , de larmes en pluie ,
C'est si bon ,
Le ciel est gris,
Et  le vent emporte les herbes, mauvaises..
Au loin de soi ; les jours à creuser
Quand la terre est ferme.et qu'elle résiste..
Je gratte encore, la surface se couche, épaisse...
Mes ongles , salis et noirs , comme la misère...
La peine, oui , la peine, s'étanche à qui veut bien boire....
Et je porte le calice à ta bouche envoûtée.
A cet instant ,  là  où tout nous échappe ,
Laisser glisser la peau, à perte de mains...
 Lâcher prise , une seconde, pourvu qu'on rêve...
Se confondre de sons, de sens et de lumière ;
Et si les vents nous sont contraires ,
En silence,  rejoindre un monde abyssinal,
En profondeur de tes couleurs exaltantes......                         valérie Pinson 28/05/07

Par Valérie Pinson - Publié dans : Poèmes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 15 mai 2007
LE CRI


crier , tous les mots que les langues de bois n'ont pas su vomir...
puis hair ,  le mensonge d'un langage perdu ; de définitions en vagues illusions..

Le cri , a bouleversé toutes mes croyances , les énigmes ont révélé le sens des non- dits,
l'attachement garde  son sentiment essentiel..

Le venin d'une morsure que l'on croyait inoffensive ,
A intoxiqué mon sang  d'un poison que je savais pourtant mortel ..
et Mon ventre , fragile, a vaincu les spasmes en souffles..de vie....

Le cri, a délivré mon corps, mon âme de l'abstrait...qui demeurait intouchable et indomptable.
Aujourd'hui, je peux sentir et toucher son contraire , le In ,
En soi , les mots ont explosé les sons, les couleurs et les lumières.....

Demain, Je serai  encore éblouie, mais jamais plus  aveuglée .............

Par Valérie Pinson - Publié dans : Poèmes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 14 mai 2007
....La fonction de l'ensorcellement, c'est de nous fondre , de nous faire éprouver le délice d'être avec, fusionnés, dans le monde d'un autre, créant ainsi le sentiment d'existence , de plénitude , comme dans l'amour..Pour comprendre cette idée, il suffit de penser au contraste avec le sentiment de non existence créé par l'isolement sensoriel qui contraint l'individu à considérer son propre corps comme un objet du monde extérieur dont la rencontre suscitera en lui une sensation de vie.....
Quand le petit goéland se confond avec la couleur des rochers, il a eu besoin de percevoir le cri d'un autre pour se cataleptiser. Peut être par la suite éprouvera t'il un sentiment de bien être à la simple vue de celui par qui est venue la protection.. Cela explique l'étrange plaisir qu'on éprouve à être protégé, à se sentir petit en découvrant que d'autres, plus forts, veillent sur nous......Le processus d'attachement à celui qui nous protège ouvre la perception du monde en y ajoutant un façonnement sentimental : Le bien être vient d'un autre..  Dans un monde privé d'objet d'attachement, toute information prend l'effet d'une peur et empêche l'action coordonnée.. La  simple perception d'un familier protecteur crée une catégorie sentimentale qui donne un mode d'usage du monde.......

extrait de "L'ensorcellement du monde" de Boris Cyrulnik
Par Valérie Pinson - Publié dans : Lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Menu

Présentationvidéo

Images et Photos

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus